29ème Forum Européen de la Propriété Intellectuelle
- Catherine DUMAS
- 20 mars
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 21 mars
Au Pavillon Dauphine, ce matin, les regards convergeaient vers un même objectif : protéger ce qui fait la richesse de nos sociétés — la créativité, l’innovation, le savoir-faire.
À cette occasion, j’ai eu l’honneur d’ouvrir la 29ᵉ édition du Forum Européen de la Propriété Intellectuelle (FEPI), un rendez-vous désormais incontournable, porté par l’Union des Fabricants (UNIFAB), présidée par Christian Peugeot, et animé par des figures engagées telles qu’Emmanuelle Hoffman, Députée de Paris, Nathalie Goulet, Sénatrice de l’Orne, Delphine Sarfati-Sobreira, Directrice générale d'UNIFAB, et Régis Messali, Directeur général adjoint d’UNIFAB.

À l’ère des révolutions technologiques, la propriété intellectuelle est plus que jamais une pierre angulaire de notre compétitivité. Derrière chaque brevet, marque ou œuvre protégée se cachent des talents, des investissements, des emplois, et la promesse d’un avenir où la créativité est valorisée.
Pourtant, cet édifice précieux est menacé. La contrefaçon, loin de se limiter aux faux sacs ou montres, gangrène nos marchés, nourrit les réseaux criminels et finance des activités illicites.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2023, c'est plus de 20 millions d’articles contrefaits qui ont été saisis en France.

Face à cette réalité alarmante, je suis pleinement mobilisée contre la contrefaçon. Lors de l’examen de la Proposition de loi sur le narcotrafic, j’ai notamment déposé deux amendements pour renforcer les moyens d’action contre la contrefaçon. En 2009, en tant que Présidente du Groupe d’étude dédié aux métiers d'art, d'excellence et du luxe au Sénat, j’ai remis un rapport proposant des solutions pour renforcer la protection de ces secteurs.
Mais la contrefaçon, ce n’est pas seulement une menace économique ou des atteintes aux entreprises, c’est aussi une réalité visible dans nos rues, au cœur de la capitale. Il suffit de se promener dans les lieux touristiques pour constater la prolifération des vendeurs à la sauvette, véritables vecteurs de la contrefaçon dans notre pays.
Consciente de cette problématique, je suis intervenue à plusieurs reprises – lors du Conseil de Paris, auprès du Préfet de Paris et de l’Exécutif – pour réclamer des mesures fermes contre ce commerce illégal. Car derrière chaque produit authentique, il y a des femmes et des hommes dont le travail mérite d’être reconnu et protégé.

Défendre les artistes, les inventeurs, les artisans, c’est défendre la diversité, la qualité et l’excellence. Alors, ensemble, continuons à œuvrer pour une société où l'innovation est encouragée, la créativité célébrée et les droits de chacun respectés.
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